Quand les banquiers s’en Grèce, la population s’embrase

Publié le par Étincelle Poste

Édito des bulletins du 13 février 2012

Dimanche soir, en Grèce, en dépit de la colère du peuple, les députés votaient un énième plan d’austérité imposé par les banques et leurs représentants Merkel et Sarkozy. Quelque 40 députés (de droite ou du PS) qui ont refusé le plan ont été exclus de leur parti !

Au menu cette fois, une baisse de 22 % du salaire minimum, qui passe à 586 euros bruts, la suppression de 15 000 emplois publics et de nouvelles coupes dans les retraites. Alors que le chômage officiel est de 21 %, que le nombre de sans-domicile a augmenté de 25 % en deux ans et que les salaires, quand ils sont versés, ne permettent plus de joindre les deux bouts, les dirigeants du pays privilégient encore les profits et les banques qui spéculent sur la dette.

Pourtant, ni la crise, ni la dette de la Grèce ne sont de la responsabilité des travailleurs grecs. Curieux que les huissiers du FMI ne s’en prennent ni aux biens de l’Eglise, ni sérieusement au faramineux budget de l’armée grecque, l’une des meilleures clientes des des marchands d’armes français, allemands ou américains ! Mais les travailleurs ne se laissent pas faire et les opposants aux attaques sont toujours aussi nombreux depuis les grandes manifestations de juin et octobre 2011.

Vendredi et samedi, la grève générale appelée par les syndicats a rencontré un succès. À Athènes, les transports en commun étaient inexistants, tandis qu’une banderole géante étendue sur l’Acropole dénonçait la « dictature des monopoles de l’Union européenne ». Dimanche, 100 000 manifestants se sont rassemblés devant le parlement, où les députés qui ont voté l’austérité récoltaient le mépris de la population. La révolte a grondé toute la nuit.

Ce hold-up contre les travailleurs grecs n’est que l’avant-goût de ce qui se prépare contre ceux de toute l’Europe, dont la France, comme le confirment les nouvelles annonces de Sarkozy. Reste à prendre exemple sur le peuple grec. Les banques et leurs huissiers imposent leur dictature et étranglent les peuples par gouvernements interposés : qui sème la misère, comme en Grèce, récoltera la tempête sociale.

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Publié dans Editos

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