Édito des bulletins du 15 mars 2010
Ces élections régionales, comme l’a montré le taux record d’abstentions du premier tour, sont un non événement. Le sort des travailleurs ne se joue pas dans ces 22 conseils régionaux où les baronnies locales, quelle que soit leur couleur, se contentent de décliner localement la politique patronale et gouvernementale, en particulier en attirant à coups de subventions des patrons voyous qui s’empressent ensuite de filer, une fois les primes encaissées. Et si, à l’issue de ce premier tour, le Parti socialiste est arrivé avant l’UMP, il ne s’agit même pas d’une claque à Sarkozy, lequel s’est accommodé et s’accommodera de cette forme de cohabitation et de connivence avec le PS, comme il l’a fait jusqu’ici dans la foulée de Chirac, puisque, rappelons-le, le PS dirigeait la quasi-totalité des régions depuis 2004 [...]