Édito des bulletins du 20 septembre 2010
Le moins qu’on puisse dire, au vu du succès des manifestations du 7 septembre et des préparatifs de la journée du 23, dont la journée du 15, c’est qu’au bout de plus d’un an, l’intox gouvernementale sur les retraites n’a pas fonctionné. Le prétendu argument « démographique » – « nous vivons désormais trop vieux, le déficit des caisses menace… » – fait flop.
La retraite de misère, après avoir travaillé plus longtemps et gagné moins, en chaise roulante ou avec les articulations comme le moral bousillés, tout le monde est contre. Sauf bien entendu les actionnaires du CAC 40, les PDG à parachutes dorés, les dorés sur tranche de la République à la Tapie, les exemptés du fisc à la Bettencourt et toutes les petites mains gouvernementales qui leur servent les plats en échange du financement de leurs campagnes. Ceux-là s’accommodent du chômage massif, du travailler plus pour gagner moins, des suicides au travail, des classes surchargées et des retraites amputées… pour les autres. Pour eux, le robinet de la caisse est toujours ouvert. Aux pauvres d’être solidaires des banques et des gros actionnaires, aux riches d’être rentiers à vie sur le dos des retraités [...]